Actulive.net | ACTULIVE te fait découvrir Eric Sekongo: le comptable devenu animateur
28 août 2014 | 3253 Vues

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C’est à Korhogo que ce petit Sénoufo voit le jour d’un père enseignant à l’EPP Mission Catholique de cette localité, et d’une mère à ses petits soins : le jeune Sékongo est très épanoui. Et cela rejaillit sur ses notes et les responsabilités qu’il commence à assumer à l’école. A partir de la 3e, sa mère détecte en lui des aptitudes à conduire financièrement  l’entreprise familiale qu’elle tenait, en plus de son activité d’animatrice rurale au sein d’une Ong allemande. Après le départ de ses partenaires de l’Ong, Mme Sékongo proposera à son fils de devenir le comptable de la société familiale après une
formation en comptabilité. Ainsi, le jeune homme, de Korhogo est expédié au Lycée professionnel de Gagnoa pour faire un BT en Comptabilité en 1999.


La radio prend le dessus chez le Comptable Là, le jeune Sékongo nourrit une passion folle pour la Communication. «Enfant, j’ai été bercé par de belles voix comme celle de Lévy Niamkey de la RTI dont l’assurance et l’aisance du rendu de son
journal me subjuguaient, surtout que le prompteur n’existait pas à l’époque. «Je veux devenir comme ce monsieur», me suis-je dit. C’était mon idole. Bien que la comptabilité m’ait été imposée par ma mère, le virus de la Communication qui sommeillait en moi s’est réveillé et tout s’est déclenché.», se rappelle-t-il. Une année donc avant son départ pour Gagnoa, il commence à flirter avec l’animation en s’essayant à la radio Peleforo Gbon, dans sa ville d’origine.

 

Sa première expérience à l’antenne Eric Sékongo se souvient de ses débuts pas faciles dans cette aventure. Et il en garde encore aujourd’hui des souvenirs tout aussi amers que marrants: « M. F. Max Eugène (qui est encore à la radio Peleforo Gbon) m’avait invité un dimanche à une émission musicale de Zouk. Nous échangions lorsqu’il m’a laissé à l’antenne et est sorti. La musique qui jouait s’est arrêtée et je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire à l’antenne. Or, il fallait simplement
désannoncer. Paniqué, je n’ai pas pu prononcer le moindre mot. Je n’ai eu mon salut ce jour-là que grâce au technicien du jour. Et j’ai quitté le studio sur la pointe des pieds, me cachant pendant plusieurs jours de ce monsieur qui était mon voisin. L’ayant déçu, il m’a très bien savonné le jour où nous nous sommes revus. J’en ai même pleuré à chaudes larmes,
me promettant d’abandonner cette vocation. Mais avec ses conseils, j’ai repris confiance et me suis engagé à apprendre
véritablement le métier.»

 

La suite à découvrir dans select magazine du jeudi 21 au mercredi 27 août 2014

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