Actulive.net | Interview Christina Goh
13 février 2017 | 652 Vues

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Interview Christina Goh

Réalisée par Clemso ACTULIVE

A l’occasion de la préparation de la deuxième édition du Festival ‘’100 Tambours’’, une très talentueuse chanteuse, également poétesse, musicienne et compositrice, Franco-ivoirienne, Christina Goh, qui parcourt le monde, s’est confiée à Actulive.net. Cette quasi inconnue du public ivoirien trace son parcours et explique le motif de sa présence dans son pays.

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Christina Goh. Je suis de père ivoirien Dida et de mère Martiniquaise.  C’est à partir de l’âge de deux ans, que mes parents venus s’installer en Côte d’Ivoire.  J’ai grandi ici et j’y ai fait ma scolarité dans plusieurs écoles (La fontaine, et Mermoz). J’étais boursière de l’Etat français. Après mon bac, je suis retournée en France, poursuivre  mes études et je suis revenue en Côte d’Ivoire, une fois mes diplômes obtenus.

Vous travaillez actuellement en Côte d’Ivoire ?

Non !  En fait je travaillais en Côte d’Ivoire, et j’ai démissionné pour faire de la musique. Entre temps je me suis mariée et je suis allée m’installer en Martinique.

Dans quel style musical évoluez-vous ?

Le blues, le Jazz et la chanson

Et quel rôle jouez-vous dans le milieu musical ?

Je suis vocaliste. J’aime bien le terme vocaliste, qui est un peu différent de chanteur. Parce que le vocaliste chante, mais pas forcément avec des mots.  C’est un style plus technique avec le souffle. Donc, vocaliste, auteure compositrice aussi, puisque ce sont des compositions originales. Cela fait 20 ans que je suis dans ce métier. Je suis aussi poétesse. J’ai à mon actif, sept (7) publications, dont deux fictions et cinq essais.

Pourquoi avoir démissionné de votre travail pour la musique ? Quel est cet amour grandissime que vous a permis de tout arrêter pour elle ?

J’ai découvert la musique en fait pendant mes études. Donc, je me suis inscrite dans une  chorale de musique classique. On chantait du Mozart et bien d’autres. Après j’ai fait un peu de Gospel. Mais au bout d’un moment çà ne pouvait plus être un hobby. Parce qu’étant dans une famille qui privilégiait les études, il me fallait les faire. Quand j’ai trouvé un travail en Côte d’Ivoire assez bien rémunéré, la musique me manquait. Au-delà d’un hobby, c’était pour moi une raison de vivre. C’est pour cela qu’à l’époque j’ai démissionné contre l’avis de ma famille.

Vous avez retracé votre parcours. Quelle est votre spécialité et avez-vous sorti des œuvres  discographiques?

Oui j’évolue dans le blues, dans le milieu du Jazz et de la chanson. J’ai sorti à peu près une dizaine d’œuvres musicales. Je suis également membre de ‘l’Association française pour la percussion’’. C’est la raison de ma collaboration avec le percussionniste Thomas Guei, avec qui j’ai réalisé plusieurs opus en Europe. Je suis en outre membre du ‘’15ème Independant Awards’’ aux Etats Unis, en qualité de membre du jury.

A l’occasion de votre retour en Côte d’Ivoire, pour le festival ‘’100 Tambours’’, peut-on savoir ce que vous apportez comme plus à faire découvrir à vos frères ?

Je suis venue à la première édition du festival l’année dernière, comme Thomas l’a souhaité, pour présenter mon concept  musical. Car, cela faisait 15 ans que je l’avais développé. Dans le groupe que je gère, il n’y a pas de batterie. C’est plutôt « un Djembé », qui fait office de batterie. Je travaille en fait avec un percussionniste, qui a trouvé une technique qui reproduit sur la surface du Djembé, tous les sons de la batterie. Donc, cela fait une quinzaine d’années qu’on tourne avec ce concept qui s’appelle : « Le Christina Goh Concept », symbolisé autour du Blues, du Jazz, du Funk …, mais sans batterie. C’est le Djembé qui assure toute la rythmique.

Avec votre formation en musique Classique, l’joutez-vous dans votre musique ?

Avoir pratiqué une chorale de la musique Classique m’a donné de la discipline et une certaine rigueur. Avoir fait du Gospel m’a donné une certaine expressivité. J’ai également fait beaucoup de chansons par rapport  au fait d’interpréter les textes français. C’est tout çà, que je mets au service des histoires, que je raconte dans ma musicalité, accompagnée d’instruments modernes comme la Bass huit cordes parfois, comme la guitare électrique, mais toujours avec un Djembé traditionnel ivoirien.

Avec votre immense talent, vous n’êtes pas connue en Côte d’Ivoire, vos œuvres non plus. Est-ce pour pouvoir les présenter, que vous venez à ce festival ?

Je ne suis pas du tout connue ici. Concernant ma venue au festival, ce n’était pas dans cette optique. Parce que  quand Thomas m’a parlé de ‘’100 Tambours’’, il m’a expliqué son projet. Et pour lui, l’important est de présenter une image du Tam-tam, que les Ivoiriens ne connaissent pas forcément. Donc, il était très intéressé par mon concept. Et il a tenu que je le présente aux Ivoiriens.  Donc, j’ai trouvé l’initiative très belle. C’est pour cela que je suis entrée en partenariat avec Thomas Guéi, pour la première édition du festival ‘’100 Tambours’’ et aussi pour la deuxième, qui va se dérouler bientôt. Evidement c’est une joie, mais pas de recherches de notoriété supplémentaire. Pour moi, ce qui m’intéresse avec Thomas, c’est ce que j’ai fait en assurant dans la première édition des ateliers de chant sur les percussions. Parce que souvent on a une notion de chant traditionnel. Alors qu’on peut chanter de manière moderne avec la percussion. Donc, avec les Master class que je suis venue faire, je suis plus dans une optique de transmission. Ce qui me relie avec Thomas. Et en plus, nous sommes dans le même label, ‘’Plaza Mayor Company’’, un label international basé à  Hong Kong et à Londres. Donc, Thomas, Isaac et moi avons beaucoup de choses en commun.

 

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