Actulive.net | Que cache la visite de l’ambassadeur du Canada à Bracodi-Bar ?
9 juillet 2018 | 295 Vues

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Danse contemporaine : Que cache la visite de l’ambassadeur du Canada à Bracodi-Bar ?

Qu’est allée chercher l’ambassadeur du Canada au quartier Braco-Bar ? Une interrogation que seule la chorégraphe Jenny Mezile, fondatrice et directrice de l’école de danse ‘’Les pieds dans la mare’’ peut expliquer. Car, pour une si haute autorité américaine, ce quartier glauque de la commune d’Adjamé, très redouté, devait lui donner une frousse énorme. Mais sans une armada pour sa garde, son excellence Julie Shouldice a bravé les préjugés le 4 juillet dernier, pour venir admirer le travail abattu dans ce centre de formation artistique,

« L’objet de cette visite à caractère professionnel, s’inscrit dans le cadre d’une suite logique à la rencontre de la délégation du Canada invitée au Masa 2018. Qui avait fait le déplacement à Bracodi-Bar. Elle avait recommandé à son ambassade de découvrir le travail fait avec les jeunes du ghetto de ce quartier », a annoncé Jenny Mézile. Au delà de ce que la délégation a constaté, le rapport à la représentante de son pays a conditionné la suite. «  La délégation avait reconnu unanimement le grand intérêt et la qualité que représente  la pièce, ‘’Ma vie en rose’’. Par la suite, lors d’une réception chez l’ambassadrice,  elle et moi avions sympathisé. Elle a promis de me visiter et voici qu’elle tient parole ». Pour  donner de l’eau au moulin de la curiosité de la prestigieuse hôte, la compagnie lui a joué un bout de la pièce « Ma vie en rose ». Celle-ci traite du séisme qui a secoué Haïti en 2010 additionnée à la guerre qui a eu lieu la même année en Cote d’Ivoire. Un extrait inédit de la toute  nouvelle création  de la compagnie, dénommé : « Popodipo » en hommage aux victimes de l’attentat de Grand Bassam, qui a occasionné la mort de la directrice du Goethe Institut d’Abidjan,  Henrike Grosh, a été présenté à la première citoyenne du Canada dans notre pays. La chorégraphe montre ainsi à ses invités, les sillons d’une double douleur concentrée en une, dont elle s’est inspirée. Après le spectacle, l’ambassadrice a posé de nombreuses questions pour s’enquérir des réalités des danseurs. Sans avoir pris d’engagements formels, elle les a encouragés à redoubler d’efforts, pour produire d’excellents fruits. « Le Canada n’avait pas auparavant établi trop de ponts avec les artistes ivoiriens. Mais maintenant ça commence à changer. J’y travaille », a fait savoir l’ambassadrice. Avant le départ de l’hôte, elle s’est entretenue en tête à tête avec la responsable de la compagnie. Un huis clos qui va assurément donner des lendemains bienfaiteurs pour les danseurs.

Clemso ACTULIVE

 

 

 

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